Outils, méthodes et pratiques d’enseignement des langues africaines. Identification, analyses, harmonisation, perspectives
Ouvrage collectif

Date limite: 25 octobre 2018


Coordonné par Julia Ndibnu-Messina Ethé, Cheick Félix Bobodo Ouedraogo, Pierre Frath

 

 

Argumentaire

 

Dès les années 70, le monde assiste à un renouveau culturel qui voudrait accentuer son attention sur la promotion des cultures et des langues. Il est signé tour à tour la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert illicites de biens culturels en 1970, la Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel en 1972 et plusieurs autres dont la dernière en date est la Charte de renaissance culturelle en 2006.

 

A l’échelle continentale, la charte de renaissance culturelle de l’Union Africaine en partenariat avec l’UNESCO insiste sur l’usage et l’enseignement des langues et cultures africaines dans les systèmes éducatifs et l’administration des pays signataires. Les entreprises sont nombreuses et diversifiées au sujet de la préservation des patrimoines culturel et linguistique. Ainsi, on peut noter l’expérimentation en cours sur le plan scolaire d’une politique de trilinguisme extensif exploité dans les écoles pilotes avec des méthodes d’enseignement éclectiques (ELAN-Afrique, PROPELCA, PAJER-U, etc.). Sur le plan politique, il y a également la prise en compte dans les Constitutions du rôle et de la fonction des langues parlées dans les pays respectifs. En Afrique du Sud par exemple, les langues officielles sont aussi bien l’anglais que les langues locales véhiculaires comme le ndébélé, le xhosa, l’afrikaans, etc. et les organismes linguistiques en charge de leur application sont le PanSALB, le National language service, la commission pour la protection des droits des communautés culturelles, religieuses et linguistiques ; le Rwanda a 2 langues officielles dont une locale et véhiculaire. Les démarches sont multiples et dispersées même si des organismes comme l’OIF, IFADEM et l’ACALAN tentent chacun, de son côté, une harmonisation par le biais de l’éducation et de l’enseignement.

 

L’enseignement existe depuis que les sociétés ont été mises en place par des structures hiérarchisées.  C’est pourquoi Udo Bude (1985) affirme que l’enseignement a toujours fait partie de la culture dans la mesure où la culture est la mémoire collective des moyens appliqués par les peuples pour traiter les problèmes communs, et que l’enseignement a toujours contribué à préparer la future génération à cette tâche. Parti des traditions orales, des transmissions intergénérationnelles à partir du discours oral, le monde s’est adapté à l’écrit et aux outils numériques pour se réaliser. Ainsi, tous les pays prônent la modernisation des pratiques d’enseignement et les sociétés africaines vivent le combat sous un angle dichotomique : promotion des langues africaines et réussite scolaire et intégration technologique.

 

Cette double articulation fait naître un besoin prégnant d’une éducation et d’une instruction des jeunes sur la base de leur répertoire linguistique (langues premières combinées aux langues secondes). Dans des environnements hautement multilingues que sont les pays africains, nul ne saurait prédire la prépondérance d’une langue par rapport à une autre chez un enfant. C’est ainsi que les jeunes ont pour langue première le français ou l’anglais et pour langues secondes leurs langues ethniques. Cette étude permettra de relever ces identités et de fournir une réponse éducative adaptée aux besoins langagiers et technologiques du moment.

 

Le présent ouvrage collectif ambitionne finalement d’identifier les outils, méthodes de collecte des données, approches et pratiques d’enseignement existantes en/des langues africaines (voire langue africaine et langues indo-européennes) afin de proposer une harmonisation de la didactique des langues concernées et des perspectives concrètes d’implantation dans les milieux ruraux et urbains. De ce fait, il faudrait créer un appareil linguistique et didactique pour l'enseignement de ces langues en proposant des outils comme les glossaires, grammaires, anthologies, etc. à partir de corpus oraux collectés auprès de personnes vivant dans les villages et locuteurs natifs des langues locales.

 

Axes de recherche

 

-       Outils et matériaux didactiques bilingues (manuels, grammaires, glossaires, etc).

 

-       Constitution de corpus classiques et/ou électroniques

 

-       Pratiques d’enseignement des langues africaines à la maternelle, au primaire, au secondaire et à l’université

 

-       Méthodes d’enseignement des langues africaines

 

-       Programmes d’alphabétisation des populations rurales

 

-       Alphabétisation et enseignement des adultes

 

-       TIC, langues africaines et dispositifs d’enseignement

 

-       Médiatisation et diffusion des langues nationales

 

Modalités de soumission

 

Les résumés longs proposés devront être rédigés en français ou en anglais et s’étendre sur 5 (cinq) pages au maximum (y compris la notice bibliographique sur une demi-page tout au plus). Ils comprendront : le choix de l’axe, le titre, le nom de l’auteur ou des auteurs (pas lus de 3) et leurs institutions de rattachement. Chaque résumé long contiendra :

 

- Introduction

 

- Revue de la littérature

 

- Problème et problématique

 

-  Cadre théorique

 

- Méthodologie

 

-  Résultats (ou résultats escomptés)

 

- Conclusion

 

- Bibliographie

 

Délais de soumission

 

Dépôt des résumés : 25 octobre 2018 aux adresses ouedraogocheicky@gmail.com et tabakou16@gmail.com

 

Avis du comité scientifique : 25 novembre 2018

 

Soumission des chapitres d’ouvrage complets : 25 mars 2019

 

Remise des chapitres évalués : 25 mai 2019

 

Remise des chapitres définitifs : 25 juin 2019

 

Publication : novembre-décembre 2019

 

Comité scientifique indicatif

 

Louis Martin Onguéné Essono (Université de Yaoundé I), Barnabé Mbala Ze (Université de Yaoundé I), Evariste Ntakirumana (Université du Rwanda), Jean-Jacques Marie Essono (Université de Yaoundé1), Ndzié Ambena (Université de Yaoundé I), Edmond Biloa (Université de Dschang), Zachée Denis Bitjaa Kody (Université de Yaoundé 1), Alphonse Tonyè (Université de Yaoundé 1), Camille Ekomo Engolo (Université de Douala), Gabriel Mba (Université de Yaoundé 1), Pierre Fandio (Université de Buéa), Jules Assoumou (Université de Douala), Gratien Atindogbé (Université de Buéa), Julia Ndibnu Messina Ethé (Université de Yaoundé 1), Yamina Aboura (Université d’Oran), Karen FFerreira-Meyers (Université du Swatziland), Pierre Frath (France), Cheick Félix Bobodo Ouedraogo (Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO), Jacques Ginestié (ESPE Aix-Marseilles), Samuel Beban Chumbow (Université de Dschang), Martine Fandio (Université de Buéa), Mustapha Tidjet (Université de Béjaia), Antoine Affeli (Université de Lomé), Agbefle Koffi (Université d’Accra-Legon)

 

Comité de rédaction

 

Enseignants : Julia Ndibnu-Messina, Cheick Ouedraogo, Pierre Frath

 

Doctorants : Arnaud Tabakou, François Tirogo (ftirogo@yahoo.com)

 

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