L’ENSEIGNEMENT ET L’APPRENTISSAGE DE L’ÉCRIT ACADÉMIQUE À L’AIDE DE CORPUS NUMÉRIQUE
Lidil 58, décembre 2018

Date limite: 30 juin 2017


 

Coordinatrices : Cristelle Cavalla (Université Sorbonne Nouvelle-Paris3, DILTEC)

 

Laura Hartwell (Université Grenoble Alpes, LIDILEM)

 

 

Si l’on définit un corpus numérique comme étant un ensemble de documents écrits ou enregistrés et assemblés dans l’objectif de faire une analyse de leur contenu langagier, on peut aussi prendre en compte qu’un corpus soit constitué de millions de mots sous forme de discours numérisés. Ces corpus servent directement ou indirectement pour l’enseignement et l’apprentissage via des modalités multiples. Dans ces contextes d’apprentissage ou d’enseignement, les corpus peuvent prendre des formes diverses, depuis des textes ciblés jusqu’à de grandes bases de données. Nous trouvons aussi des produits dérivés de corpus tels que des listes de vocabulaires (Coxhead, 2000), des dictionnaires (Collins, 2017 ; MacMillan, 2017), des matériaux pédagogiques (Chambers, 2010). Les avantages réels de l’exploitation des corpus numériques à des fins didactiques et les difficultés rencontrées ou imaginées de cette pratique demeurent un vaste terrain d’étude. Dans ce numéro de Lidil, nous nous concentrerons sur l’enseignement et l’apprentissage de l’écrit académique à l’aide des corpus numériques. Nous pouvons poser la question de l’intérêt à utiliser de telles ressources relevant des méga-données pour rédiger des écrits académiques dans une langue étrangère. D’abord, la langue académique, depuis longtemps étudiée (Reuter, 1998 ; Sinclair, 1991), apparait sous un autre jour à la lumière des données des corpus numériques. Par exemple, les corpus en anglais du BAWE ou du Michigan Corpora, ainsi que Scientext pour le français et l’anglais, via l’interface ScienQuest, permettent aux chercheurs et chercheuses d’identifier les caractéristiques du discours académique des expert·e·s et des étudiant·e·s.

 

Sans revenir sur les bienfaits des grands corpus numériques pour la description linguistique, nous voudrions que cette publication soit l’occasion de faire un état des lieux del’utilisation en classe de langue de corpus numériques pour l’aide à la rédaction universitaire. De façon plus précise, dans le cadre de cet appel à contribution pour la revue Lidil, nous souhaiterions rassembler des articles autour de l’utilisation directe ou indirecte des corpus numériques lors de l’enseignement ou l’apprentissage de l’écrit dans un cadre universitaire. Depuis quelques années, l’essor des outils informatiques permettant le stockage et surtout l’interrogation en ligne par des non spécialistes a permis le développement des corpus numériques à vocation pédagogique. De fait, les enseignant·e·s de langue étrangère se sont penché·e·s sur l’exploitation de ces ressources numériques pour l’enseignement et l’apprentissage de la langue. Les contributions proposeront de voir si, après l’ouvrage de Boulton et Tyne (2014) sur l’utilisation des corpus en classe de langue, des enseignant·e·s à l’université utilisent ces outils et si oui, comment et pourquoi. Nous souhaitons comprendre comment ces données textuelles peuvent être intégrées dans les écrits académiques proposés par les formations de langue à l’université parmi les outils déjà présents (manuels, tablettes, dictionnaires, etc.). De fait, les thématiques retenues pour ce numéro entreront dans les questions et les réflexions suivantes :

 

  • Pourquoi et comment intégrer ou exploiter les corpus numériques dans les formations de langue à l’université pour l’aide à la rédaction académique ?

  • Quel objectif linguistique peut-on raisonnablement atteindre avec de telles données numérisées ?

  • Quels sont les avantages et les inconvénients du recours à de tels outils numériques ?

  • Comment gérer ou rendre accessibles les sorties (données sous forme de concordancier, de fréquence, etc) aux apprenant·e·s et aux enseignant·e·s ?

  • Comment ces ressources numériques sont-elles intégrées dans l’expérience d’apprentissage ou dans l’autonomisation de l’apprenant·e face à son apprentissage?

  • Comment peut-on développer l’interface en amont (y-a-t-il collaboration entre spécialistes en TAL (Traitement automatique des langues), en didactique, linguistique ?) ou comment s’y adapter en aval ?

  • Qu’en est-il de la formation des enseignant·e·s et des apprenant·e·s à l’utilisation de ces outils ?

 

ADRESSES POUR L’ENVOI DES PROPOSITIONS (LE 30 JUIN 2017 AU PLUS TARD)

 

Cristelle.Cavalla@sorbonne-nouvelle.fr

 

Laura.Hartwell@univ-grenoble-alpes.fr

 

CALENDRIER

 

  • Le 30 Juin 2017 : réception des résumés,

  • Septembre 2017 : réponses aux auteurs,

  • Décembre 2017 : date limite d’envoi des articles par les auteurs aux coordonnatrices,

  • Mars 2018 : date limite de la version électronique,

  • 15 juin – 15 juillet 2018 : navette entre coordonnatrices et auteurs, corrections par les auteurs,

  • Décembre 2018 : parution du numéro.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

  • La longueur de la proposition d’article ne dépassera pas 3 pages. Elle pourra être rédigée en français ou en anglais.

  • Les articles complets ne dépasseront en aucun cas 40.000 signes (espaces et notes compris).

  • Les articles pourront être rédigés en français ou en anglais. Merci d’inclure, dans la version finale de l’article, un résumé rédigé dans l’autre langue.

 

La feuille de style est à récupérer sur le site des ELLUG : http://ellug.univ-grenoble-alpes.fr/. Bien vérifier la présence des mots clés et des résumés, en français et en anglais, dans la version finale de l’article.

 

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