DOSSIER « NATURE, CULTURE : ESPACE ET PERCEPTION DANS LES LITTÉRATURES CANADIENNES DE LANGUE FRANÇAISE DU XIXE AU XXIE SIÈCLE » (DIR. JULIEN DEFRAEYE, UNIVERSITY OF WATERLOO)
Nouvelles Études Francophones - Revue du Conseil International d’Études Francophones (CIÉF)

Date limite: 30 mars 2018


 

Les problématiques environnementales sont indéniablement centrales au Canada, tant l’espace, par son immensité et sa diversité, donne à revisiter et repenser notre appréhension du naturel et l’empreinte que nous y laissons. Mais quelles limites, physiques et/ou idéologiques, définissent la nature ? Linda Hutcheon notait en 1989 que « même la nature ne pousse pas sur les arbres » (Hutcheon : 1989), puisque celle-ci semble perdre de son évidence à mesure que nous remodelons – continuellement – la dichotomie nature/culture. Où peut-on encore trouver la nature ? Dans le jardin ou le parc, simulacres dessinés par l’homme, dans la forêt ou encore le Grand Nord canadien ? Où se séparent le naturel et l’humain ? Une telle délimitation existe-t-elle ? En littérature canadienne de langue française, le « roman du terroir » (1846-1945) fait figure de précurseur par son attachement à la terre et au territoire, mais également en offrant un premier imaginaire du naturel. Reléguée au second plan par les problématiques identitaire et nationale au Québec jusqu’aux années 1980, la nature revient au centre des considérations littéraires comme dernière utopie fédératrice, comme en témoignent la montée exponentielle des approches écopoétique et écocritique, qui proposent un cadre de référence pour « penser le rapport à l’environnement tel qu’il apparait dans la littérature » (Schoentjes : 2015). Que peut nous apprendre la littérature sur notre perception de notre environnement naturel ? Quelles stratégies narratives et discursives sont employées pour mettre en scène la nature dans le domaine littéraire ? Comment le texte littéraire peut-il suggérer l'idée de nature comme processus et non pas seulement comme cadre fixe de l'activité humaine ? Quel est le rôle de l'écrivain dans la protection du paysage ? La nature est-elle cadre de l’action ou performant diégétique ? Ce dossier explorera le rapport entre l’humain et le naturel dans les littératures canadiennes de langue française du XIXème siècle à nos jours. Il sera l’occasion d’observer l’évolution de la perception du paysage chez les écrivains, de sorte qu’il sera possible de constater la naissance et l’épanouissement d’une conscience environnementale au sein de textes littéraires.

 

Les articles, d’une longueur de 4500 à 6000 mots, sont à soumettre directement à l’adresse j3defrae@uwaterloo.ca avant le 30 mars 2018 et doivent respecter le protocole de la revue Nouvelles Études Francophones (https://secure.cief.org/wp/?page_id=121).

 

 

Nouvelles Études Francophones (NEF), ISSN 1552-3152, est la revue officielle du Conseil International d’Études Francophones (CIÉF). Revue scientifique biannuelle de langue française, NEF diffuse la recherche dans les domaines de la langue française, de la littérature, des arts, des sciences sociales, de la culture et de la civilisation des pays et régions francophones. NEF est publiée par les Presses Universitaires du Nebraska. Elle est distribuée mondialement aux membres actifs du CIÉF, aux bibliothèques, aux organismes privés et gouvernementaux, et aux associations savantes. La revue est également disponible dans Project Muse, est indexée par le MLA Directory of Periodicals et elle est membre du « Council of Editors of Learned Journals » (CELJ)

 

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