Refaire surface : écrivaines canadiennes des années 1970
Lieu: Mount Allison University & Université de Moncton (N.-B., Canada)
Date de l'événement: 26 au 28 avril 2018

Date limite: 01 août 2017


 

Ce colloque découle de l’idée selon laquelle les auteures canadiennes – anglophones et francophones – de la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1980 sont en voie d’être redécouvertes ou recontextualisées par la critique littéraire universitaire. Cette période a été fondamentale pour le mouvement féministe ainsi que pour le paysage littéraire à travers le Canada. Alors que de nombreux critiques littéraires travaillant pendant les années 1970 arrivent maintenant au faîte de leur carrière et qu’une nouvelle génération s’interroge sur cette époque féministe dynamique, il convient de se réunir afin de reconsidérer cette période importante.

 

Certes, plusieurs œuvres classiques de la période sont aujourd’hui intégrées aux syllabus partout au pays. Surfacing de Margaret Atwood (1972), auquel le titre de notre colloque fait allusion, en est un exemple. On pourrait aussi nommer Kamouraska d’Anne Hébert (1970), Halfbreed de Maria Campbell (1973), ou encore Bear de Marian Engel (1976). Il y a également un intérêt renouvelé pour des figures comme Claire Martin, Jane Rule et Phyllis Webb. Mais qu’en est-il des écrivaines moins connues qui ont néanmoins participé à cette littérature féministe innovatrice ? De quelles manières pouvons-nous théoriser et commémorer des textes comme The Book of Eve de Constance Beresford-Howe (1973) ou les poèmes de Mahara Allbret (Skyros Bruce), une écrivaine autochtone de la Colombie-Britannique ? Comment sortir de l’ombre des écrivaines marginalisées à l’époque ?

 

Au-delà de la prise en compte d’œuvres et d’écrivaines particulières, nous visons à réfléchir sur les divers milieux en littérature et en critique littéraire de l’époque, notamment dans leur rapport à l’écriture et au genre sexuel. Les années 1970 ont vu l’émergence de la Women’s Press, de La Nouvelle barre du jour et de Fireweed, et pourtant Barbara Godard se souvient du « choc et de l’étonnement qui ont accompagné ces premières analyses critiques féministes » lors des colloques littéraires du début des années 1980 » (« Women of Letters (Reprise) », Collaboration in the Feminine, 260-261). Notre colloque se veut donc un lieu d’échange propices aux réminiscences critiques et aux reconstructions historicisées de ce que c’était d’être une critique féministe, une écrivaine, une professeure ou une étudiante à cette époque.

 

À cette fin, nous aurons des tables rondes plénières auxquelles participeront des chercheures et critiques chevronnées qui examineront la littérature des femmes au Canada de la fin des années 1960, des années 1970, et du début des années 1980, ainsi que la critique littéraire et les développements culturels de l’époque. Le site du colloque annoncera les noms des invitées au moment de la confirmation de celles-ci.

 

Nous sollicitons des propositions sur tout sujet relié au thème du colloque :

 

La (ré)interprétation des textes d’écrivaines telles qu’Adele Wiseman, Helen Weinzweig, Bronwen Wallace, Aritha van Herk, Audrey Thomas, Donna Smyth, Carol Shields, Libby Scheier, Suzanne Paradis, Libby Oughton, Alice Munro, Mary di Michele, Claire Martin, Joyce Marshall, Louise Maheux-Forcier, Andrée Maillet, Gwendolyn MacEwan, Pat Lowther, Margaret Laurence, Betty Lambert, Anne Hébert, Madeleine Gagnon, Diane Giguère, Mavis Gallant, Sylvia Fraser, Marian Engel, Solange Chaput-Rolland, Joan Clark, Adrienne Choquette, Maria Campbell, Denise Boucher, Monique Bosco, Constance Beresford-Howe, Joan Barfoot, Jeanette Armstrong, Margaret Atwood, etc.

 

  • La (re)découverte des oeuvres d’auteures inconnues ou méconnues de nos jours

  • L’importance de cette période pour des écrivaines autochtones

  • Le travail de la recherche : recherches aux archives, textes obscurs, logistique, permissions, etc.

  • Les intersections entre la deuxième vague de l’activisme féministe et les littératures canadienne, québécoise et autochtone

  • Les institutions littéraires de l’époque : revues féministes, maisons d’éditions, magazines (par exemple, Tessera, La Vie en rose, F. Lip, Les Editions du Remue-ménage )

  • L’impact des chercheurs, chercheuses et critiques féministes

  • Le genre sexuel et les événements littéraires de l’époque : lectures, conférences, festivals, etc.

 

Les propositions de 300 mots, accompagnées d’un titre, d’un résumé de 50-75 mots et d’une brève notice biobibliographiques de 100 mots, en français ou en anglais, sont à envoyer aux organisatrices avant le 1e août 2017. Nous encourageons une variété de formats de présentations :

 

Sessions de communications : Les participant.e.s présentent des communications académiques de 15 minutes dans une session thématique présidée par un.e collègue.

 

Séminaires : Les participant.e.s préparent leurs communications à l’avance et les distribuent aux autres participant.e.s avant la conférence. Les participant.e.s offrent des réflexions de 10 minutes en réponse aux communications, notant des recoupements ou des tensions entre elles. Une discussion ouverte suit.

 

Pecha kucha : Les participant.e.s présentent 20 images pour une durée de 20 secondes chacune, les commentant ou les analysant, selon les critères Pecha Kucha.

 

Séances littéraires : Les participant.e.s lisent un extrait littéraire en lien avec le thème du colloque avant de le commenter.

 

Date de tombée : le 1e août 2017 à l’adresse électronique suivante : Resurfacing@mta.ca

 

Les participant.e.s au colloque auront également l’occasion d’assister à quelques sessions du Festival Frye 2018 à Moncton, qui organise à chaque année une gamme dynamique de lectures et de présentations littéraires en français et en anglais. Le transport entre Sackville et Moncton sera organisé par le colloque et de plus amples renseignements seront disponibles avant la conférence.

 

Comité organisateur :

 

Christl Verduyn, Études canadiennes et Anglais, Université Mount Allison

 

Andrea Cabajsky, Anglais, Université de Moncton

 

Andrea Beverley, Études canadiennes et Anglais, Université Mount Allison

 

Kirsty Bell, Langues et littératures modernes (français), Université Mount Allison

 

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