« Echanger pour apprendre en ligne » (ÉPAL)
Colloque international
Lieu: Le Mans Université - CREN, France
Date de l'événement: 3, 4 et 5 juin 2020

Date limite: 15 janvier 2020


L'édition 2020 du colloque EPAL aura lieu au Mans du 3 au 5 juin 2020. Ce changement de lieu, en accord avec l'équipe grenobloise organisatrice des éditions précédentes, sera l’occasion de faire le point sur les recherches passées et actuelles. Comme le montre la composition du comité scientifique, la perspective proposée est résolument pluridisciplinaire, conjuguant les sciences du langage et de la didactique avec les sciences de l'éducation, les sciences de l'information et de la communication, l'informatique (notamment dans ses composantes EIAH et IHM) afin de continuer à étudier les échanges en ligne dans les dispositifs pédagogiques.

Nous proposons de retenir comme colonne vertébrale de cette édition d’EPAL la notion de qualité. Outre l'actualité de la question, qui se trouve largement interrogée en matière d'éducation et de formation dans le contexte de concurrence des offres de formation, nous souhaitons interroger ce concept d'un point de vue épistémologique, sous des angles différents et complémentaires. Pour ce faire, il est utile de garder comme point d’entrée les échanges en ligne : comment apprécier, définir, mesurer éventuellement, la qualité d’un échange distant, instrumenté par des dispositifs d’accès aux données, d’accompagnement, de validation des trajets d'apprentissage et de formation? Quels critères utiliser? Quels modes de comparaisons entre le distancié et le présentiel par exemple ? Le synchrone et l’asynchrone? Le rôle joué par l’hybridation des parcours? Ainsi la notion de qualité, à travers la présentation d’études spécifiques, devrait permettre de confronter nos pratiques de recherche.

Les sciences humaines sont souvent sujettes à des critiques portant sur la qualité des recherches conduites. On leur reproche souvent un manque d'assise scientifique du fait de la non reproductibilité des enquêtes, de l'importance prise par le déclaratif, voire de la présence jugée excessive de leur dimension qualitative. Au delà des arguments que l'on peut opposer à ces jugements parfois hâtifs (et orientés par une vision de la science largement critiquable, y compris en ce qui concerne les sciences dites exactes), elle permettent cependant d'aborder les situations d'apprentissage et de formation dans leur détail. En effet, les approches qualitatives développées en sciences humaines contribuent à la construction du champ scientifique. Sur le plan méthodologique, la recherche-action ou recherche-intervention témoignent de l'engagement du chercheur autant que de sa vigilance. L'orientation clinique de nombreuses recherches (approche biographique, analyse des représentations sociales et des pratiques, observation participante) peut conduire à des transferts fructueux.

Il nous semble valoir la peine d'y réfléchir au bout d’une vingtaine d’années d’études conduites sur les échanges en ligne, les dispositifs médiatisés, l’ingénierie des formations hybrides. La septième édition d’EPAL offre un cadre favorable à ce regard rétrospectif.

Outre la dimension proprement scientifique du regard porté sur la notion de qualité, celle-ci est ancrée dans des contextes sociaux hétérogènes. La démarche-qualité appliquée à la formation, le développement de labels de qualité (tel que le Label Qualité FLe par exemple), l'ingénierie des dispositifs (méthodologies de conception et de validation) ainsi que l'évolution des méthodes d'évaluation (démarche compétences, approche curriculaire) attestent de la montée en puissance de ce type d’exigences (Baye et Demeuse, 2008, Figari et Tourmen, 2006). On peut aussi évoquer l'interrogation conduite sur la qualité de la recherche. Le “Guide expérimental pour la qualité en recherche”, par exemple, date déjà d’une vingtaine d’années (Groupe de travail français "Qualités en recherche" décembre 1997). Actuellement, l'engagement des établissements d'enseignement supérieur dans la labellisation européenne HSR4S en témoigne de manière significative.

Nous proposons, pour orienter les communications, plusieurs objets scientifiques qui peuvent être interrogés sous l'angle de la qualité :

  • la multimodalité (diversité et complémentarité des situations et des outils de communication au sein du même dispositif)

  • la temporalité (dimensions temporelles des échanges)

  • l’accompagnement (rôles et fonctions des formateurs, moyens de suivi et d'interventions, types de relations…)

  • la créativité (écriture collective en ligne, programmation créative…)

  • les interactions (interpersonnelles) et interactivité (cf. IHM)

  • la médiation et la médiatisation au sein des dispositifs

  • la pensée critique, réflexivité, complexité

  • la réussite des apprenants

  • la continuité des pratiques et des actions (usages, appropriation)

Au-delà des objets, les études peuvent également s’inscrire dans des perspectives thématiques, telles que :

  • les types d'interaction (regard porté sur la structuration des échanges)

  • la littératie digitale (regard porté sur les Environnements Personnels d’Apprentissage, les pratiques d’accompagnement, )

  • le design des dispositifs de formation distanciés (regard sur les acteurs, les composants du dispositif, la granularité des contenus et des activités, les formats d’échanges, espaces et fonctionnalités de communications des plateformes)

  • l'ingénierie de formation (regard sur la structuration des espaces de formation, le développement des logiciels éducatifs, la gestion, la validation des profils d’utilisateurs)

  • un regard critique sur “les démarches méthodologiques/outils d'analyse” certains concepts usités dans nos disciplines (échanges, pratiques, dispositifs, usages, environnements…)

Il ne s'agit là que de pistes de réflexion qui devraient permettre, par le croisement des objets scientifiques et des perspectives thématiques, de réfléchir à la question de la qualité, tant en termes de résultats présentés qu'en termes de convergence et/ou de complémentarité des approches méthodologiques utilisées.

 

Instructions aux auteurs

Les langues officielles du colloque sont le français et l’anglais.

Les propositions de communication (résumé et bibliographie) devront comprendre entre 5000 et 6000 signes, espaces compris, et s’inscrire dans une ou plusieurs des thématiques présentées dans l'appel à communication. Le dépôt d'une proposition de communication dans le module de soumission se fait en trois temps :

  • compléter les champs titre, résumé (ne pas oublier la bibliographie), thématique(s), langue (anglais ou français) et mots-clés;

  • indiquer le ou les auteur(s) en précisant leur(s) affiliation(s) ;

  • vérifier les informations et valider.

 

L’évaluation des propositions par le comité scientifique se basera sur les critères suivants :

  • Inscription de la communication dans une des quatre thématiques ;

  • Intérêt de la problématique et des objectifs de la recherche ;

  • Clarté de la méthodologie et pertinence du cadre théorique ;

  • Présence de résultats théoriques ou empiriques ;

  • Qualité de la langue écrite.

 

Dates importantes

15 janvier 2020 : date limite de dépôt des propositions de communication

20 mars 2020 : notification d'acceptation aux auteurs

Fin mars : ouverture des inscriptions (le tarif réduit sera appliqué jusqu'au 30 Avril)

3, 4 et 5 juin 2020 : colloque

 

Site du colloque : https://epal2020.sciencesconf.org/

Contact : epal2020@univ-lemans.fr

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