Colloque sur l’enseignement bilingue dans la sous-région ouest africaine (Burkina Faso, Mali, Niger)
Lieu: Bamako (Mali)
Date de l'événement: Du 24 au 28 novembre 2017

Date limite: 20 octobre 2017


 

Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako

 

Université de Ouaga I Joseph-Ki-Zerbo

 

Université du Faso

 

CNRST/INSS

 

 

 

Dans le cadre du projet, « Langues transfrontalières et savoirs dans les écoles bilingues (Burkina Faso, Mali, Niger) », conduit par des chercheurs des trois pays, il est organisé dans la ville de Ouagadougou un colloque scientifique.

 

Introduction

 

L’éducation a toujours été l’une des préoccupations majeures des sociétés. En effet, sitôt les Indépendances acquises, les Etats africains se sont fixé pour objectif  l’Education universelle à l’horizon 1980. Des décennies après, cet objectif demeure un mirage avec un bilan insatisfaisant, aggravé par l’option de n’utiliser dans le système éducatif que la langue de l’ancien colonisateur.

 

En effet, l’école classique montrant ses limites, les Actes des États-généraux de l’Éducation[1] (1994 : 95) ont relevé que «l’utilisation des langues nationales dans l’enseignement formel est possible et même nécessaire. Elle présente des avantages pédagogiques certains et les maîtres eux-mêmes sentent parfois des désavantages de la non-utilisation des langues nationales face à leurs élèves en classe.» Dans le même sillage, J. Ki-Zerbo (1970: 81)[2] relevait que «le problème des langues est fondamental parce qu’il touche à l’identité des peuples. Et l’identité est nécessaire pour le développement comme pour la démocratie».

 

De nos jours, nombre de pays africains, à l’instar du Burkina Faso, du Mali et du Niger, «dans la perspective d’une école plus efficace et ouverte à tous, prenant en compte toutes les dimensions et les aspirations de l’Homme, finalité et agent incontournable d’un développement endogène, intégrale et durable» (Sawadogo, 2004 : 255)[3], ont franchi le pas de la prise en compte des langues locales dans leur système éducatif.

 

Ces trois pays ont en commun le partage du français comme langue officielle. Ces pays, en optant pour la prise en compte de leurs langues nationales aux côtés du français dans leur système d’enseignement, ont accepté de faire du français un allié des langues locales. La réalisation de cette approche nécessite d’autres considérations vis-à-vis des langues nationales, car il est important de savoir passer d’une «guerre des langues» qui ne dit pas son nom, à une véritable «cohabitation pacifique des langues», sans hiérarchisation ni cloisonnement linguistique et culturel, et ceci dans le cadre d’un «nouveau partenariat linguistique» tel qu’envisagé par la Francophonie.

 

Malgré l’apport de la langue maternelle de l’enfant, celui-ci éprouve toujours des difficultés à apprendre et ceci peut impacter négativement sa motivation et ses performances scolaires. Aussi, est-il nécessaire de se poser les questions de savoir quel peut être l’apport du chercheur pour l’amélioration de l’enseignement-apprentissage dans les écoles bilingues ? Comment les langues nationales peuvent-elles impacter positivement l’enseignement-apprentissage du français ?

 

Thèmes

 

Afin de couvrir les centres d’intérêt de tous les participants, les communications devront s’inscrire dans l’un des quatre sous-thèmes spécifiques tels que :

 

- Formation à distance : les communications proposent à la communauté enseignante des avis didactiques, pédagogiques en vue de rendre l’enseignement-apprentissage plus aisé.

 

- Conception et design : la communication se penche sur la conception et l’évaluation de scénarios et dispositifs d’enseignement mis en place par l’enseignant et qui peuvent influer sur l’issue de la séquence.

 

- Fondements technologiques : comment les séquences de classe ont été traités suivant l’outil ayant servi à la transformation du film.

 

-Usages : les communications analysent l’impact des langues nationales sur l’apprentissage du français.

 

Propositions

 

Afin de pouvoir proposer un résumé ainsi qu’une communication écrite complète, vous pourriez soumettre votre résumé ainsi que votre communication à notre courriel : colloque.bamako@gmail.com

 

Consignes de rédaction (Résumé) :

 

Rédigé en français. Le résumé ou l’abstrait doit tenir en un paragraphe de 250 mots avec 4-5 mots clés, au maximum, contenant au minimum, le contexte, le(s) problématique(s), les objectifs, et la méthode (s’il s’agit d’un travail de recherche empirique), ainsi que les mots-clés dans l’ordre alphabétique.

 

Consignes de rédaction (Communication) :

 

Toute communication écrite doit comprendre au minimum en 2500 mots et au maximum en 4500 mots, (y compris abstrait et références) être au format A4, et rédigée sans notes en bas de page, avec la police Times New Roman, taille 12 du Microsoft Word et en interligne simple.

 

Selon les NORCAMES/LSH (Adoptées par le CTS/LSH, le 18 juillet 2016 à Bamako, 38ème session des CCI), l’auteur doit respecter le corps du texte comme ce qui suit :

 

a.     Corps du texte pour un compte rendu de recherche de terrain

 

I.  Introduction

 

Comporte, au minimum, le contexte, le(s) problématique(s) ou les questions de la recherche, et les objectifs, suivis par des théories pertinentes.

 

II.             Méthodologie

 

Comporte la description et la justification des sujets, des instruments, du déroulement, de la méthode de recherche, ainsi les analyses de données.

 

III.          Résultats et Discussion

 

Comportent les résultats de l’analyse de données qui répondent aux questions de la recherche et leurs significations par rapport aux théories et références.

 

Conclusion

 

b.     Corps du texte pour un compte rendu de recherche théorique:

 

I. Introduction

 

Elle doit comporter : justification du thème, problématique, hypothèses/objectifs scientifiques, approche

 

II. Développement articulé

 

Conclusion

 

Dates importantes

 

Date limite de soumission des résumés : le 20 octobre 2017

 

Notifications d’acceptation des résumés : le  27 octobre 2017

 

Date limite de soumission des communications : le 15 novembre 2017

 

Notification d’acceptation de publication dans les actes : le 8 décembre 2017

 

Pour en savoir plus:

 

Personnes de contact :

 

Dr Zakaria NOUNTA (0022376398968/znounta@yahoo.fr)

 

Dr Inoussa GUIRE (0022676593791/salamguire@yahoo.fr)

 


 

[1] OIF (2003). Les États-généraux de l’enseignement du français en Afrique subsaharienne, 17-20 mars 2003. Libreville. Rapport général. AIF / FIPF / AUF. 176 p.

 

[2] KI-ZERBO Joseph (1970). Éducation et Développement, Rythmes du mande, 18, p. 82-100

 

[3] SAWADOGO Georges (2004). Les langues nationales à l’école burkinabé : enjeux d’une innovation pédagogique majeure. Repères : Recherches en didactique du français langue maternelle, 29, p. 251-260.

 

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